

Psychanalyste n’est pas une profession, ni une fonction sociale, plutôt la façon éthique d’assumer une sorte de "suicide social" (…)
LES SÉMINAIRES
Lacan, nous et le Réel.
#117 - Le choix de l'angoisse.
#116 - Performativité rétroactive.
Dans cette 117e séance, Christian Dubuis-Santini poursuit son exploration de Lacan et du Séminaire X autour d’une formule décisive : « l’angoisse est ce qui ne trompe pas ».
L’angoisse apparaît lorsque les repères symboliques vacillent et que quelque chose du réel fait retour. Elle conduit alors vers des questions essentielles : la division du sujet, l’objet petit(a), la castration, le désir et la jouissance.
Que faire de ce signal lorsqu’il surgit ? Le recouvrir, le fuir — ou accepter de s’y confronter pour retrouver sa propre parole et son désir ? ici, c'est le choix de l’angoisse.
De la division à la destitution subjective, l’angoisse est elle la porte d’entrée du réel ? Dans ce 116e séminaire, le sujet vacille : avant lui viennent la jouissance, l’angoisse, puis l’objet petit a. Christian Dubuis Santini nous conduit là où le signifiant cesse de recouvrir le réel — là où surgissent ces « bouts de réel » qui ne se laissent ni dire ni représenter. Avec Œdipe, une image vertigineuse apparaît : ses propres yeux, arrachés, le regardent depuis le sol. Puis vient la destitution subjective : lorsque le récit qui nous faisait « être quelqu’un » s’effondre, que reste-t-il quand le symbolique laisse apparaître un point de réel que le sujet ne peut plus recouvrir par ses récits? . Le moment fort : un renversement de la doxa post-lacanienne sur la destitution subjective, présentée ici non comme la fin de la cure mais comme son véritable commencemen La séance se referme sur l'identité lacanienne entre désir et loi, et sur ce qui, même chez le pervers, reste soumis à cette même loi.
POLITIQUE DE LA PSYCHANALYSE

Seule une critique de l’idéologie pourrait permettre au sujet de s’extraire de l’impasse discursive dans laquelle se sont enfoncées les "démocraties occidentales", en prise aux puissants Denkverbot (interdit de penser) que sont :
- L’innovationnisme technologique
- L’écologisme-climatisme
- Le lgbtisme-féminisme
- L’antiracisme…
qui par le surmoi social (Kultur-Überich) qu’ils font peser sur le sujet du discours courant, ouvrent la porte à un fascisme numérique supranational plus toxique, régressif et dévastateur que tout ce que l’humanité a connu jusque là…ologie libérale-libertaire dont se soutiennent les technologies dites "numériques", le sacro-saint mythe progressiste identifié aux seules performances machiniques du calcul : 0 ou 1.
À l’opposé de cet obscurantisme new-age, pour ceux qui ont appris à compter jusqu’à trois, il y a la découverte freudienne de l’inconscient dont les conséquences restent encore largement ignorées plus d’un siècle après…
